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2016-10-02T21:00:46+02:00

Il y a des silences qui font du bruit à s'en déchirer le coeur.

Publié par Monjournal-intime
 
J'essuie discrètement une larme salée qui roule sur ma joue ronde. Tout autour de moi des visages que je connais, certain que j'aime beaucoup, d'autre un peu moins : mais je fais bonne figure quand même.
Alors c'est ça soutenir quelqu'un ?
Un silence lourd qui en dit long règne dans toute la maison, la douleur s'infiltre dans chaque mur. Je viens de perdre mes parents et bien que mon cœur bat encore puisque je suis toujours vivante, j'ai l'impression de ne plus en avoir. Je ne ressens rien, je suis comme un grand bloc qui bouge : ni émotions, ni sentiments qui vivent en moi.

 
Je regarde toutes ces personnes qui remplissent le petit salon de la maison de mes parents et je m'étonne de ne pas en voir certain. Où sont ceux qui me promettaient d'être toujours là quoi qu'il arrive ?
Coup d’œil sur mon téléphone, ni appelle, ni message, ni aucun autre signe de vie...
On fuit parfois le malheur des autres en pensant qu'il est contagieux.
Malgré moi, je me sens triste de ne pas voir ceux auxquels je m'attendais, d'attendre encore certain amis qui ne viendront jamais... Des amies de ma mère qu'elle aimait tant et qui ont continué leur vie comme si de rien n'était.
Puis je baisse le regard, je fixe mes pieds,
je me dis que la vie a beau bouleverser votre existence d'un coup, sans jamais prévenir : elle continue toujours. Les gens autour vont travailler, les métros fonctionnent toujours, les amoureux s'aiment encore, les petits courent à l'école avec leur grand cartable : rien ne change, alors que pour vous rien ne sera jamais pareil. J'aurais beau vouloir que le monde s'arrête en sachant que mes parents ne sont plus ici - qu'ils ne seront plus là quand je rentrerai le soir, qu'ils ne seront pas là pour mon diplôme, que ma mère ne verra jamais mon amoureux - le monde continue à avancer malgré tout. Mon monde à moi, pourtant, ne tourne plus comme il faut.
 
© titre inconnu et texte perso interdit de plagier.
 
J'essuie discrètement une larme salée qui roule sur ma joue ronde. Tout autour de moi des visages que je connais, certain que j'aime beaucoup, d'autre un peu moins : mais je fais bonne figure quand même. Alors c'est ça soutenir quelqu'un ? Un silence lourd règne dans toute la maison, la douleur s'infiltre dans chaque mur. Je viens de perdre mes parents et bien que mon cœur batte encore puisque je suis toujours vivante, j'ai l'impression de ne plus en avoir. Je ne ressens rien, je suis comme un grand bloc qui bouge : ni émotions, ni sentiments qui vivent en moi. Je regarde toutes ces personnes qui remplissent le petit salon de la maison de mes parents et je m'étonne de ne pas en voir certain. Où sont ceux qui me promettaient d'être toujours là quoi qu'il arrive ? Coup d’œil sur mon téléphone, ni appelle, ni message, ni aucun autre signe de vie... On fuit toujours le malheur des autres en pensant qu'il est contagieux. Malgré moi, je me sens triste de ne pas voir ceux auxquels je m'attendais, d'attendre encore certain amis qui ne viendront jamais... Des amies de ma mère qu'elle aimait tant et qui ont continué leur vie comme si de rien n'était. Puis je baisse le regard, je fixe mes pieds, je me dis que la vie a beau bouleverser votre existence d'un coup, sans jamais prévenir : elle continue toujours. Les gens autour vont travailler, les métros fonctionnent toujours, les amoureux s'aiment encore, les petits courent à l'école avec leur grand cartables : rien ne change, alors que pour vous rien ne sera jamais pareil. J'aurais beau vouloir que le monde s'arrête en sachant que mes parents ne sont plus ici - qu'ils ne seront plus là quand je rentrerai le soir, qu'ils ne seront pas là pour mon diplôme, que ma mère ne verra jamais mon amoureux - le monde continue à avancer malgré tout. Mon monde à moi, pourtant, ne tourne plus comme il faut.

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